Préparer une compétition CrossFit en équipe : ce qu'on bosse à 1 mois des Mayenne Throwdown
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À un mois d'une compétition, la prépa change de visage. Fini le "on s'entraîne pour progresser" : place au "on s'entraîne pour ce qui risque de tomber le jour J". C'est exactement là qu'on en est avant Les Mayenne Throwdown, et on te raconte tout dans notre série vlog #RoadToMayenne. Voici ce qu'on bosse, ce qui coince, et ce que tu peux reprendre pour ta propre compèt en équipe.
1. Des WODs en équipe, programmés comme en compétition
La première séance de la série, c'est un WOD concocté par notre coach Benjamin, pensé pour ressembler aux épreuves de team : du wall ball, des burpees, des HSPU en synchro pendant que les coéquipiers tiennent une position, puis un deuxième bloc avec thrusters, ring muscle-ups et bar muscle-ups — deux athlètes aux anneaux, deux à la barre, tous en synchro. Le verdict de la team ? Les burpees étaient "le moins dur". Le vrai mur, c'était la partie gym.
Pourquoi s'entraîner sur des formats de compèt
Tu peux être fort sur chaque mouvement isolé et perdre en compétition parce que l'enchaînement, lui, n'a jamais été répété. Reproduire le format (nombre d'athlètes, mouvements partagés, contraintes de synchro) est le meilleur moyen de découvrir les problèmes avant le jour J.
2. La synchro, le vrai juge de paix
En team, un mouvement synchro n'est validé que si tout le monde le fait en même temps. Un seul athlète en retard, et c'est toute l'équipe qui attend. Ce qu'on a remarqué en séance : faire la gym en synchro à trois, c'est paradoxalement moins dur, parce que tout le monde monte en même temps et se cale sur le même rythme.
3. Les transitions, là où se perdent les secondes
Un des débriefs de la vidéo : "on a mis du temps sur les transitions". Parfois c'est inévitable (quand un athlète doit souffler pour passer ses rings, par exemple), mais le jour de la compèt, chaque passage thruster → gym se paie cash. À un mois, on travaille donc :
- Qui fait quoi, et dans quel ordre : décidé à l'avance, pas sur le floor.
- Les signaux de la team : un mot ou un geste pour lancer la synchro, tout le monde le connaît.
- Le placement du matériel : barre, anneaux, wall ball… on répète le trajet.
- La gestion des points faibles : si un athlète a besoin de fractionner un mouvement, la stratégie se construit autour de lui, pas malgré lui.
4. Garder de la force dans les jambes
Dans le vlog, on voit aussi les séances de force : snatch, clean, front squat. Après une tentative lourde ratée, le constat du coach est simple : "pas assez de jambes". D'où le retour du front squat dans la prog. À un mois, on ne révolutionne pas son niveau de force, mais on entretient ce qui servira : les jambes, qui encaissent tous les WODs du week-end.
5. Composer avec la fatigue (et rigoler quand même)
Même en allant "doucement", le cardio grimpe vite, surtout avec la fatigue accumulée de la semaine et d'une compèt récente pas encore totalement digérée (coucou la Normandie). C'est normal, et c'est même une bonne répétition : le deuxième jour d'une compétition, personne n'est frais. Ce qui tient une équipe dans ces moments-là, c'est l'ambiance — et de ce côté-là, entre les lunettes cassées et les étirements "spécial scorpion", la team est au point.
Pour aller plus loin, relis nos conseils sur quand commencer à se préparer pour une échéance et sur la récupération post-WOD. Et pour t'entraîner avec le même look que la team, direction notre collection de t-shirts oversize.